Psycho ado

La psychologie de l'enfant

Identifier la dépression de son ado

L’adolescence est une période trouble, tant pour les parents que pour l’enfant. Pour déceler la dépression à temps, sachez prêter attention à certains signes qui dénotent chez lui un profond mal-être.
« Les autres ne m’aiment pas », « je suis moche et inutile », « les adultes, ça craint », « l’école, ça sert à rien », etc.
Ces réflexions, typiques d’un adolescent sont bien souvent prises à la légère, alors qu’elles peuvent être des signaux de détresse envoyés à l’entourage. Souvent considérée comme une maladie d’adulte, la dépression est une maladie qui touche également les adolescents. Sauf que de par la négativité, la rébellion et le laxisme caractéristiques de cette période, il devient difficile de différencier la dépression d’une simple crise d’ado.
Si durant l’enfance, la prédominance de la dépression dans l’un ou l’autre des deux sexes n’existe pas, en revanche, à l’adolescence, on observe deux fois plus de filles déprimées que de garçons. L’image sociale du corps féminin et les changements physiques qui touchent une fille à la puberté y sont probablement pour quelque chose.
Les émotions ressenties par un adolescent dépressif sont identiques à celles d’un adulte dans la même situation. Il se sent triste, isolé, découragé, irritable et a constamment tendance à se dévaloriser. Il peut dégager une certaine impression d’agressivité et de défiance constante à l’égard des autres, particulièrement des parents. Certes, ces sentiments peuvent être observés chez n’importe quel adolescent digne de ce nom, seulement la persistance et l’intensité de cette morosité et de cette rébellion doivent mettre la puce à l’oreille.
» Soyez particulièrement attentifs aux signes suivants :
- Tendance à l’automutilation.
- Tendance à l’isolement.
- Verbalisation d’idées suicidaires.
- Persistance de la tendance à l’auto-dévalorisation.
- Usage inquiétant et persistant de drogues et d’alcool.
»  A l’école : le jeune se désintéresse de tout et ses résultats sont en chute libre. Il ne témoigne aucune sorte d’intérêt pour quoi que ce soit et ne voit pas l’utilité d’étudier.
Ou alors, il peut au contraire s’enfermer dans son travail et ne plus vivre que pour ça, n’ayant pour le coup plus aucun rapport social avec qui que ce soit. Il peut également avoir du mal à se concentrer et va réagir en refusant de travailler ou en contraire en s’acharnant de longues heures sur une même tâche sans résultat visible.

»  Le sommeil : Il est généralement très perturbé, l’ado refusant d’aller dormir. Fatigue et somnolence s’installent, ce qui a tendance à aggraver la dépression. C’est un cercle vicieux.
Les facteurs de risque
Comme chez l’adulte, il est généralement assez difficile de savoir ce qui a pu provoquer chez l’enfant l’entrée dans une phase dépressive. Certains événements traumatisants peuvent causer la dépression :
»  Perte d’un proche.
»  Divorce des parents.
»  Difficultés scolaires.
»  Stress chronique (manque de sommeil, maladie, etc.).

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Les réseaux sociaux chez les 8 – 17 ans, quels risques ?

La moitié des jeunes entre 8 et 17 ans sont connectés à un réseau social, le premier étant de loin Facebook, suivi par les Skyblog et Myspace. C’est ce que montre une enquête de juin 2011 réalisée par la Commission Nationale Informatique et Liberté (CNIL), l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), Action innocence (Préserver la dignité et l’intégrité des enfants sur Internet) et  la TNS Sofres.
Près de 20 % des moins de 13 ans sont connectés à Facebook… alors que c’est interdit. Et 97 % des parents sont au courant de la situation. Et à partir du lycée, près de 90 % des jeunes sont sur les réseaux sociaux. Et ils vont y faire un tour tous les jours pour 60 % d’entre eux (55 % pour les garçons et 63 % pour les filles).
49 % des jeunes issus de milieu populaire sont sur les réseaux sociaux, alors qu’ils sont 44 % parmi les jeunes des populations aisées. La différence n’est pas énorme bien sûr, mais elle est significative. Peut-être parce que les parents de milieu aisé réagissent plus au fait que les résultats scolaires sont directement et négativement corrélés au temps passé sur Internet par leurs enfants.

Pourquoi l’adolescent est-il si violent?

Les causes qui peuvent rendre un enfant ou un adolescent violent sont multiples, mais il est possible de les résumer en trois principales causes. Elles peuvent être d’abord personnelles. L’adolescent est exposé durant cette étape à plusieurs maladies, notamment la psychose, les troubles de personnalités… La violence peut être également le résultat de certains comportements à risque chez les adolescents, notamment la dépendance à une substance narcotique. Le milieu familial peut lui aussi constituer une cause qui rend la personne violente. Lorsque le climat de dialogue et de communication fait défaut au sein de la famille, la violence peut être un résultat parmi d’autres. Aussi, lorsque les parents rencontrent des problèmes économiques ou en cas de dispute ou de divorce, l’adolescent aura tendance à réagir violemment à la maison, à l’école et dans la rue avec ses camarades. Enfin, l’environnement social peut rendre l’adolescent violent. L’adolescence est une période où la personne déborde d’énergie. Elle a de facto besoin de se dépenser et de canaliser son énergie en pratiquant des activités sportives et artistiques. Malheureusement, de nombreux quartiers dans nos villes manquent des infrastructures nécessaires.

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Ado en refus d’autorite

Tout d’abord, il est important de ne pas confondre « avoir de l’autorité »  et « faire autorité ». L’autoritarisme, c’est l’adulte qui décide à la place de l’adolescent, et lui impose, de façon arbitraire, des rythmes, des apprentissages, des silences…. « Faire autorité » au contraire, c’est savoir dire « non » à bon escient, justifier un refus par le dialogue et donner des sanctions qui ont du sens, en un mot respecter l’adolescent. Cela n’est possible que si l’adulte a suffisamment confiance en lui, en ses convictions, en ses « valeurs ».

De son côté, l’adolescent se caractérise par son ambivalence. Il a besoin à la fois d’autorité, d’un cadre qui lui permettra de se responsabiliser progressivement et de rejeter cette autorité, de provoquer.

Pour répondre à cette ambivalence, le parent doit accepter d’être parfois le « mauvais objet »  en restant très ferme sur ses positions.

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